Deux Françaises à NYC

 

Après une courte nuit, une escale au paradis des consonnes (j’ai nommé l’Islande), on atterrit à New York au bout de 14 heures de voyage. Après 1h30 de queue et 1h à être interrogées par la douane américaine (combien de cash avez-vous sur vous ? avez-vous déjà été arrêtées par la police ? vous venez ici pendant 3 mois ? Pourquoi aussi longtemps ? pouvez-vous me suivre s’il vous plait?), les dieux ont finalement entendu notre détresse et nous ont accordé une semaine haute en couleurs et assez incroyable.

Une heure à peine après être sorties de l’aéroport, on rencontre dans le métro Tal, un jeune musicien israélien très chouette qui nous a filé un coup de main et surtout, des bons plans. On n’a pas pu en profiter tout de suite : beaucoup de notre temps a d’abord été consacré au déchiffrage des lois d’enregistrement de voitures et à la recherche d’assurances acceptant de couvrir deux petites Françaises de 24 ans qui n’ont conduit que quelques mois dans leur courte vie. C’est finalement le Department of Motor Vehicles, véritable pieuvre administrative, qui s’est d’ailleurs révélée incroyablement efficace (coucou administration française), qui nous donne la réponse : c’est possible mais…Bon. Il va falloir louer une voiture. Ce n’est pas une bonne nouvelle, les prix montent très, très vite dès qu’on est jeunes… C’était sans compter sur Chang, un jeune geek chinois qui hacke le site d’Alamo (location de voitures) à ses heures perdues afin de créer des brèches spatio-temporelles dont on a pu bénéficier. On s’en tire donc avec une petite Hyundai blanche fort sympathique à prix cassé !

C’est donc à partir de ce moment-là que l’aventure commence vraiment : délestées de ce sujet de stress, on crapahute dans tout Manhattan. Tout est grand, beau, fort : les gratte-ciels grimpent jusqu’aux nuages, les bruits et odeurs de la ville nous piquent le nez, et les lumières de la ville sont juste magiques… Au crépuscule, les lucioles clignotent dans le Battery Park où l’on rencontre la statue de la liberté pour la première fois avec nos amis Gaëtan et Jenny.

 

C’est quand même le New York by night qui est le plus éblouissant. Les nuits passées sous les étoiles de Brooklyn sont pleines de rebondissements. Notre ami Tal nous emmène dans un de ses concerts privés, où l’on écoute de la musique indienne traditionnelle puis du jazz dans le salon d’un autre artiste qui trouve ça cool d’organiser des concerts chez lui grâce au réseau Artery. Une soirée chez les musiciens en question et une journée à crapahuter dans tout le sud et l’ouest de Manhattan plus tard, on rejoint Gaia (amie du groupe) pour une de ses jam session hebdomadaire dans un bar dont le barman est un Français (très) généreux (coucou Tristan), tout comme notre voisin de bar Anglais. On finit par atterrir, via des amis de Gaia, au Smalls Jazz Club mythique de New York, quasi à l’oeil. On se laisse bercer par les cuivres et la contrebasse jusqu’au petit matin en faisant des papouilles au chat du club. Avant même d’avoir le temps de dire ouf (ou de dormir plus de six heures la nuit), c’est déjà notre dernière soirée à New-York. Direction le ferry qui relie Staten Island au sud de Manhattan : le trajet au soleil couchant est incroyable, et le retour sous les lumières nocturnes de la ville l’est tout autant. Ensuite, cap sur Williamsburg, quartier de Brooklyn très hipster que l’on visite avec notre amie Alexa, Brooklynienne pur-sang qui connait le quartier comme sa poche. C’est finalement en haut du rooftop de nos amis Tal et Ofri, sous les lumières de leurs guirlandes, que l’on termine cette semaine haute en émotions que l’on n’oubliera pas de sitôt.

Et maintenant, direction Pittsburgh où nous attend Inventionland !

Petite histoire de New York

Avant l’arrivée des Européens en Amérique, les Munsee (Amérindiens) appelaient cet endroit Manhattan, ce qui signifie « Île aux collines ».

C’est un Italien en 1524 qui est le premier étranger à visiter la région, au service de la couronne française. Il déclara la région comme appartenant à la France et la baptisa : « Nouvelle-Angoulême ».

Mais le premier Européen à y avoir posé ses valises fut Henry Hudson en 1609, un Anglais au service de la compagnie des Indes néerlandaises (Dutch East India Company), qui donna plus tard son nom à l’actuelle rivière Hudson qui borde Manhattan. Une colonie s’installa, les terres furent rachetées aux Munsee et la ville ainsi fondée fut appelée Nouvelle Amsterdam.

On a lu quelque part qu’en 1664, la Nouvelle Amsterdam fut échangée aux Anglais contre le Suriname, et la ville fut renommée New York pour en honorer le nouveau propriétaire, le duc de York (frère du roi Charles II). L’occupation anglaise fut de plus en plus dure à supporter pour les habitants de New York sur qui pesaient de très lourds impôts. La révolte, menée par le général Washington et soutenue par notre très cher La Fayette abouti à l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique.

La ville a été la cible de grands mouvements migratoires que tout le monde connait à partir du XIXème siècle, et a petit à petit grignoté ses environs jusqu’à s’étendre aujourd’hui sur 5 comtés principaux : Manhattan, Bronx, Brooklyn, Queens, Staten Island.

Fun Fact : Le terme downtown vient de NYC, car le centre-ville historique se trouve tout au sud de Manhattan (donc down). Les gens disaient qu’ils allaient « downtown » pour dire qu’ils allaient au centre-ville. L’expression est restée et downtown désigne aujourd’hui exclusivement le centre-ville de toutes les villes, qu’il soit au nord ou au sud.

 

Check-list :

> Manger un hot-dog d’une roulette dans les rues de Manhattan : check

> S’incruster dans un rooftop à Brooklyn : check

> Aller dans un club de jazz : check

> Trouver un lucky coin dans un boui boui de Chinatown qui apporte chance et bonheur à vie pour la modique somme de $1 (et le pire c’est que ça marche !) : check

 

Ce qu’on a aimé :

> La chaine de fa(s)t-food Wendy’s !

> Les gratte-ciel la nuit…

> Les petits concerts improbables qui s’organisent dans toute la ville

> West Village

 

Ce qui nous a saoulées :

> La clim ultra-forte (on est à deux doigts de s’enrhumer en plein été !)

> Sans surprise, les prix new-yorkais

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